samedi 4 octobre 2008

Nièvre, l'anti-chambre de ma mort

Je ressens de plus en plus l'approche de la fin...

Tous ceux qui me soutenaient moralement sont partis de Lormes.

Ils ont fui cette région néfaste, triste et fatale à terme.

Je n'ai plus aucun point d'appui... et sur le net, rien de concret pour m'aider à obliger la société à reculer.

Ces politiques cachés derrière le système qu'ils ont construits à nos dépends font la sourde oreille devant ma destruction en s'en lavant les mains... après, ils diront "on n'a rien pu faire pour lui"...

Maudits soient ces gens qui tuent dans le silence... qui tuent pour leur carrière... qui tuent par cupidité et égoïsme... maudits soient ceux qui sont inhumains et froids alors qu'ils ont le pouvoir de sauver...

Que ma mort les éclaboussent : punissez-les !
message écrit le 4/10/2008

Mourir ou partir de Lormes, le testament

Nous sommes le 12 septembre et je suis déjà malade à cause de l'humidité et des changements de température dans cette maison.

Je vais aller au médecin cet après midi pour me bourrer à nouveau d'antibiotiques.
Hier en fin de journée, il a plut à torrent. L'eau tapait contre la porte et je suis allé voir pensant entendre un bruit inhabituel.

Je n'ai pas pensé à entrer dans la chambre.

Ce n'est qu'un peu plus tard que j'ai découvert la chambre inondée.

Le toit percé a laissé passer l'eau dans le grenier et les gamelles disséminées n'ont pas suffit.

Elles ont débordées et l'eau a coulé du plafond sur le plancher de la chambre...

Encore une chance, le lit n'est pas atteint...

J'imagine d'avoir trouvé le lit trempé.

Comment peut-on mourir ainsi, à 250 km de Paris, dans une souffrance indigne de la France... ou du moins de l'image que je m'en faisais.

Partir de Lormes ou mourir, c'est mon destin pour cet hiver 2008/2009.

Ils se taisent... ils pourraient me tuer ou me mettre en prison... ils me laissent souffrir... en sachant qu'il me font mal et qu'ils profitent de leur confort qui s'assoit sur ces gens qui meurent lentement ou violement comme ces 3 jeunes qui se sont suicidés récemment, encore.

Rien, rien ne vient m'aider... que le silence et l'oubli.

La solitude à 250 km de ses racines... de la vie, de l'histoire...
message écrit le 17/9/2008

Quel est le meilleur moyen d'écrire un livre ouvert sur internet ?

J'en appelle aux compétences des internautes pour connaître le meilleur moyen d'écrire un livre en associant les internautes à sa rédaction.

Je voudrais que ceux qui :

- vivent des conditions comparables d'isolement et de misère puissent s'y exprimer

- peuvent apporter soutiens et encouragements puissent aussi intervenir

- peuvent m'aider à mieux rédiger et corriger mes fautes puissent m'aider

- peuvent prolonger ma lutte là où je ne sais pas le faire, où je n'en ai plus la force puissent montrer qu'ils sont là pour faire barrière à la destruction

Où trouver ce moyen d'interactivité et de liberté sur internet ?

js

message écrit le 17/3/2008

Un livre sur l'échec des exilés dans les campagnes

Mon idée d'écrire un livre sur le massacre de ma vie et l'impasse où je me trouve fait son chemin dans ma tête.

Je veux que :

- ce livre soit gratuit en libre téléchargement,

- qu'il montre que je ne suis pas seul dans ce cas en associant des témoignages d'autres exilés qui vivent le même enfermement afin qu'il devienne en partie une œuvre collective,

- qu'il ait une vision élargie aux autres régions en montrant qu'on retrouve des situations comparables ailleurs et que le problème de ce monde caché que les victimes cachent eux-mêmes parfois est une responsabilité nationale de la France.

J'apprécie tous les soutiens à ma solitude pour m'aider à trouver la force de vivre et de lutter. Jusqu'à quand ? Ce sont surtout les hivers dans la Nièvre qui me minent par le froid, l'humidité... mais aussi la honte de sans cesse mendier la clémence auprès des services sociaux de mon pays... "mon pays ?"... est il encore le mien quand il me combat par son égoïsme matérialisme et inhumain ?

Je veux laisser un témoignage pour les dernières années qu'il me reste sur l'injustice de cette fin de vie... de ce bonheur brisé avant d'avoir vécu ma retraite.

Parler, parler pour ne pas partir trop tôt encore... toute ma vie, j'ai eu besoin d'humain et je ne pouvais pas être plus durement puni qu'en arrivant dans la Nièvre.

js

message écrit le 17/3/2008

Chutt ! on n'entend pas les pauvres se plaindre

Syndrome de la misère, culpabilisation, mise à l'écart... les pauvres ne s'expriment pas... certains n'aspirent plus à rien que de finir leur vie.

Arrêtez ce suicide... arrêtez de tuer...

Plus jamais çà, je jour où vous aurez compris les conséquences de vos gestes.

La France coule de n'avoir pas su laisser une place à l'intelligence des gens de la rue.

La France coule de la bêtise des égoïstes qui défendent un système qui les fait rêver à leur réussite personnelle...

La France coule par ses choix destructeurs contre d'autres choix constructeurs de vie sociale et économique pour tous.

La France coule et elle le mérite.

Un jour, j'espère, elle reconnaîtra ses tords... et il sera bien tard.

message écrit le 9/2/2008

Il est plus facile de se laisser mourir à la campagne que de vivre en ville

J'avais réussi en ville... je meure à la campagne et pourtant, j'aime la nature, j'aime la Nièvre et j'aurai voulu y réussir... mais les résultats sont là : on dépense ici beaucoup d'argent pour le social alors que la misère empire et conduit à des catastrophes.

On ne soutient pas les projets de ceux qui voudraient produire de la richesse.

Je ne veux pas m'opposer politiquement : je lutte pour une justice matérielle, pour l'intelligence et la raison.

Ils ne veulent pas comprendre, ils ne veulent pas m'écouter. Ils ne veulent pas me donner ma chance et surtout, leur système détruit la vie des gens.

On veut me faire accepter ma situation alors que moi, je veux m'en sortir.

Les gens des villes continuent de rêver à cet eldorado de l'isolement rural et des liens sociaux qui n'existent pas.

Quand on fait le bilan de ma situation actuelle, la campagne c'est la destruction parce que c'est l'isolement et la vulnérabilité.

Je lutterai jusqu'au bout pour la justice et la reconnaissance... pour réussir à ce qu'ils conviennent de l'absurdité de leurs actes devant les faits.

Peut-être que la Nièvre pourrait être bien mais ce n'est pas le cas et ils n'en prennent pas le chemin... Mes jours sont comptés. Je voudrais les vivre autrement que dans cette misère imposée et fatale.

Mes cris sont bâillonnés depuis 8 ans, contredis sans réalisme. Moi je sais où j'ai mal.

message écrit le 9/2/2008

Campagne : pas un seul bon souvenir en 10 ans

Ce n'est que blessures et maladie, destructions et stress qui me resteront en mémoire si j'arrive à partir de la Nièvre avant de mourir.

J'avais remplis ma vie de loisirs et de travail avant d'arriver ici et j'avais conscience d'avoir été heureux jusqu'à mon arrivé à Lormes.

J'avais eu ce sentiment de dangerosité et de solitude... mais les gens en présence m'avaient fait espérer.

J'avais pourtant déménagé plusieurs fois dans ma vie sans conséquences...

C'est ce que j'ai vécu ici qui m'a détruit et rend le retour impossible.

Le point de non-retour en aura été cet incendie dans le local que je louais. Ils y a donc bien des responsables que personne ici ne veux m'aider à mettre en cause.

message écrit le 3/2/2008

Apologie du désordre

Dans ma région, les gens sont installés dans une misère établie et un système qui les assiste sans trouver de solutions innovantes qui débouchent sur des résultats pour la réussite et l'épanouissement humain.

Quand tout est organisé, les gens n'ont plus de places à prendre.

Par un désordre apparent, les exclus trouvent l'opportunité d'avancer des idées et d'exprimer ce qu'ils ont sur le cœur. Ils se mettent à participer et à échanger. Ils prennent une place nouvelle dans des projets et expérimentent.

Ils créent des liens d'appartenance collective et nouent des affinités pour se soutenir.

Les animateurs doivent se détacher de leurs fonctions habituelles pour aller au contact des gens et entretenir une communication confiante en s'intégrant au groupe comme l'un des leurs.

On ne fait plus "pour" les gens mais on les accompagne dans la recherche de solutions et la prise de responsabilités qui déborderont sur toute leur vie.

L'animation sociale se résume à une page blanche ou le groupe inscrira ses objectifs dans le respect des personnes. Toutes les idées sont bonnes car chacun trouvera dans le temps comment les rendre efficaces en les faisant évoluer, en les effaçant, en les remplaçant.

Chacun fait son expérience et apprend individuellement au contact des autres.


Je n'ai pas de solutions à apporter car la vie est laissée à la liberté et à l'initiative de tous et de chacun.

C'est le vide qui conduit les gens à l'occuper.

message écrit le 2/2/2008

Que restera-t-il quand je serai parti ?

J'aurai crié de toute mes forces au cas où sur internet quelqu'un saurait agir pour me sortir de là.

J'aurai crié pour que d'autres ne tombent pas dans le même piège.

J'aurai crié peut être inutilement avec une souffrance que vous ne sauriez comprendre.

Je ne vous en veux pas... votre vie n'est pas la mienne...

Les écolos ne se rendent pas compte ce qu'est détruire sa santé dans ces régions de misère. Peut-être même que les autres campagnes ne sont pas si rudes que le Morvan... certainement, surtout, qu'ils n'y sont pas seuls.

Que restera-t-il quand je serai parti ?

Les paroles s'effacent sur les disques de Google.

message écrit le 1/2/2008

Les enterrements dans les campagnes

C'est d'un triste cette région marquée le jour d'un pauvre festival où quelques touristes viennent pour un jour ou deux.

A la campagne, on ne fait rien et l'on perd tout. C'est un véritable suicide de toute votre vie, santé, relations humaines et vie sentimentale, travail, habitat...

Le pire est de ne plus pouvoir en repartir le jour où l'on prend conscience de la gravité de la situation.

On ne peut plus en repartir du fait de la ruine économique de votre vie sauf si vous disposez d'un secours extérieur pour vous tirer de ce piège.

Jamais les services sociaux ne tentent de vous aider à quitter votre misère. Ils vous aident tout juste à la supporter et à vous y résigner.

Vous asisterez aux enterrement en attendant votre tour.

message écrit le 1/2/2008

Autres articles

J'ai aussi écrit :

- Les campagnes sont un renoncement

Je voulais mourir heureux

En venant dans la Nièvre, je voulais mourir heureux.

Partager une avant-dernière page avant de rentrer chez moi.

Je n'imaginais pas ne pas pouvoir finir ma vie là où j'avais mes racines.

J'étais toujours en France, le pays des droits de l'homme et de la liberté mais question droits on fait mieux. La liberté, c'est l'autonomie. C'est la rencontre avec la vie et le plaisir d'aimer chaque instant parce qu'on l'a choisi.

J'aimais la complicité, les affinités avec ceux avec qui on partage ces instants de bonheur.

Qu'est-ce que je fais là ?

message écrit le 31/8/2008

Un livre avec des noisettes

Les noisettes de mes révoltes sont toujours positives.

Un jour il faut parler. Dire ce qu'on a sur le cœur pour donner à d'autres l'envie d'en faire autant.

Parler, c'est commencer à prendre conscience des réalités en les sortant de nous mêmes et en les confrontant aux idées des autres.

Les noisettes sont des richesses qui nourrissent notre motivation quand on les décortiquent.

Si j'écris un livre, il sera gratuit. Tout le monde pourra le télécharger.

message écrit le 31/1/2008

Quand j'avais 7 ans, je rassemblais les gens

J'ai l'image de mon enfance où d'autres enfants étaient autour de moi et formaient un club.

J'étais le chef.

Aujourd'hui, je ne veux plus être le chef.

J'ai appris à vivre au milieu des gens pour partager mon savoir et susciter du dynamisme.

Jusqu'à ce jour de novembre 1998 où je suis venu à Lormes pour les paysages, la verdure et le relief.

J'aime le relief et la nature. J'aime aussi les gens qui me font confiance.

J'aime réussir avec les gens. J'apprends par eux parce qu'ils me donnent l'envie de chercher les solutions.

Malheureusement en arrivant dans la Nièvre, j'ai perdu tous mes moyens d'agir car je ne sais pas faire le bonheur des gens sans eux.

Message écrit le 31/1/2008

Laisser des traces

Je n'ai pas été aidé pour sortir de la Nièvre...

Je n'ai pas récupéré mes biens, mon appartement, je n'ai pas revu ma région,

avant de mourir.

La France m'a fait cela... le système s'est conduit en ennemi,

j'ai appelé au secours, ils ont agit de façon inhumaine et implacable... en laissant faire la logique de l'égoïsme et du vandalisme social.

Laisser faire, c'est laisser mourir, autrement dit : tuer.

La France m'a tué.

je veux laisser des traces utiles pour votre vie... battez-vous pour ne pas mourir par la France et le pouvoir.