Nous sommes le 12 septembre et je suis déjà malade à cause de l'humidité et des changements de température dans cette maison.
Je vais aller au médecin cet après midi pour me bourrer à nouveau d'antibiotiques.
Hier en fin de journée, il a plut à torrent. L'eau tapait contre la porte et je suis allé voir pensant entendre un bruit inhabituel.
Je n'ai pas pensé à entrer dans la chambre.
Ce n'est qu'un peu plus tard que j'ai découvert la chambre inondée.
Le toit percé a laissé passer l'eau dans le grenier et les gamelles disséminées n'ont pas suffit.
Elles ont débordées et l'eau a coulé du plafond sur le plancher de la chambre...
Encore une chance, le lit n'est pas atteint...
J'imagine d'avoir trouvé le lit trempé.
Comment peut-on mourir ainsi, à 250 km de Paris, dans une souffrance indigne de la France... ou du moins de l'image que je m'en faisais.
Partir de Lormes ou mourir, c'est mon destin pour cet hiver 2008/2009.
Ils se taisent... ils pourraient me tuer ou me mettre en prison... ils me laissent souffrir... en sachant qu'il me font mal et qu'ils profitent de leur confort qui s'assoit sur ces gens qui meurent lentement ou violement comme ces 3 jeunes qui se sont suicidés récemment, encore.
Rien, rien ne vient m'aider... que le silence et l'oubli.
La solitude à 250 km de ses racines... de la vie, de l'histoire...
message écrit le 17/9/2008
samedi 4 octobre 2008
Mourir ou partir de Lormes, le testament
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